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3 ans: l’étape de l’indépendance

Mon Sören a eu 3 ans au mois de septembre.
Je me souvenais très bien de ce cap pour Liam,
étant tous les deux nés au mois de septembre, leurs 3 ans ont rimés avec rentrée scolaire.
Quand ton enfant entre en maternelle, tu perds ton bébé. Pour de bon.
C’est fou ce que ce cap est radical..

Je m’y attendais, j’étais préparée et pourtant, sans crier gare mon bébé
est devenu un véritable petit garçon.
Indépendant, il repousse toute sollicitation d ‘aide maternel.
Il fait des phrases construites, son vocabulaire s’étoffe de jour en jour.
Les couches, c’est fini depuis quelques mois déjà, jour et nuit. Fini.
Il a commencé à refuser le biberon du soir, au profits du yaourt comme son grand frère.
Et puis commence à suivre « pas de biberon, moi è gwand » depuis quelques matins..

Il a des copains que je ne connais pas, il a des habitudes que je ne vois pas.
Il a sa vie sociale, bien à lui avec ses secrets et ses mystères.
Il fait face à des situations qui me feraient certainement bondir,
de colère, de rage, de tristesse ou d’injustice. Au choix, ou pas.
Il avance en tant que petit écolier, sans moi et sans papa.

Il me revient le soir avec des phrases dites au creux de l’oreille qui me brisent souvent le coeur.
Il me confie des injustices, des petits tracas de ses 3 ans, le manque de sa maman, parfois.
Il me raconte ses petits bonheurs, ses cailloux au fond des poches et ses petits pieds mouillés 
par les flaques d’eau qu’il ne peut s’empêcher de traverser.
Il tombe amoureux de chaque bâton qu’il croise sur le chemin de l’école.
Il accorde de l’importance à un miséreux détail. Miséreux pour toi, pas pour lui.

Il se prend de passion pour le mot « non » et s’entête à imposer ses choix.
Comment peut-on lui en vouloir d’essayer d’affirmer ses idées ?
Souvent à contre-sens des miennes, mais ce sont ses idées et elles ont le mérite d’exister.
L’encourager à s’affirmer et à développer son esprit critique sans pour autant le laisser prendre
le dessus, tout est dans la subtilité et c’est du boulot, je te jure.

Petit bonhomme haut comme 3 pommes que j’arrive à détester et aimer à en crever en l’espace d’1min.
Ma petite brute au coeur tendre, l’arnaqueur de mon coeur.
Tu sais cet enfant que tu adores détester, celui qui t’en fait voir de toutes les couleurs
mais que tu aimes tellement. Ce petit piquant qui fait tout son charme et qui le rend tellement attachant.

C’est lui. Il a 3 ans.

Et après une journée à se prendre pour un grand, c’est au creux de mon cou qu’il
s’apaise. En tétant sa tétine et en sniffant ses doudous.
Comme il y’a 3 ans..