C’est tout lui.

Ce soir j’avais envie de vous parler un peu de Liam, de dresser en quelque sorte un portrait de lui, même si c’est difficile de complètement le décrire.. par écrit.

Liam,

tu es avant tout un bébé très,très désiré, très attendu, longtemps espéré et puis après 18 mois d’attente tu t’es manifesté et nous avons embarqué pour un voyage de 8 mois et demi en « mère ».
Après une naissance difficile, des soucis de coeur et un petit séjour en réa-néonat, tu étais un bébé très facile, qui a fait ses nuits très tôt, très bon mangeur. Tu as marché tard (19 mois), tu n’as pas été en collectivité mais tu étais un grand bébé très sociable, qui adorait les autres. Après être resté 22 mois avec maman, tu as été 9 mois chez une ( mauvaise..si j’avais su..) nounou et puis tu as passé les derniers mois avant l’école avec maman qui était enceinte de ton petit frère.

Tu es devenu propre assez vite en 1 mois c’était plié, tu n’as quasi jamais eu de petit accidents ensuite.
En septembre, 3 semaines avant tes 3 ans, tu as fais ta première rentrée scolaire, un grand chamboulement dans ta petite vie très tranquille, les débuts étaient durs, tu pleurais beaucoup mais c’est assez vite passé.
A l’école, tu es resté quelques mois de ton côté, à beaucoup observer les enfants et puis depuis le mois de janvier tu va enfin vers les autres, tu as ton groupe de copains avec qui tu joues tout le temps, tu t’ouvres aux autres, tu t’épanouis.

Tu es un petit garçon très sensible, une vraie éponge, si je suis triste, tu es triste, si je suis stressée, tu as mal au ventre. Tu es aussi un petit garçon très méticuleux, à tendance maniaque comme j’aime le dire. Tu es un pro toutes catégories confondues de l’alignement de petites voitures, mais de tout objets en tous genres d’ailleurs ! Tu as une chambre pleine à craquer de jouets.. que tu ne touches pas. Le père noël a pourtant été trèèèès gentil cette année mais les présents prennent la poussière, rien ne peut encore concurrencer tes Majorette. Ou peu être les livres (des trains ! ) que tu lis et relis inlassablement, que tu adores. Oui parce que tu voues un culte aux trains,bus et métro. Tu as les yeux remplis d’étoiles quand on t’annonce que nous prenons le train pour aller chez mamie par exemple. Tu veux aller sur le trottoir côté chemin de fer, parce que tout en bas tu admires les rails du train.

Tu es aussi un petit homme pleurnicheur. Pas une journée sans que tu ne chouine, sans que tu ne pleure à chaudes larmes pour une broutille,une frustration ou une peur inexplicable.
Oui tu as beaucoup de craintes, tu as peur du pommeau de douche ( c’est passé, ouf), tu as peur des toilettes ( il faut qu’elles soient fermées..), tu as peur des portes des entrepôts à l’intérieur des hypermarchés, tu as peur des bonbons qui piquent (oui je vous l’assure..), de la couette de la voisine du dessus qui pend légèrement au dessus de notre fenêtre, tu as peur la nuit, tu te réveille très souvent en appelant papou, tu as peur des grues, des escaliers trop hauts etc..

Tu as un appétit de moineau, tu manges peu, tu n’aimes pas grand chose, les plats préférés des enfants ? Pâtes,frites,nuggets,gâteau, petits gervais, knackis, rien n’y fait. Tu n’as pas de plat préféré. Tu manges le minimum mais tu n’aimes pas manger. Qu’on mange en famille ou que tu manges seul, qu’on cuisine ensemble ou qu’on aille au Mac do, rien ne gagne tes papilles et çà désole un peu maman.

Tu es très malin, très logique, avec une mémoire de folie.

Tu es grand, à 3 ans et demi tu mesures 104 cm.

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Mais où est passé ce « petit » bébé (54cm quand même) que j’ai mis au monde il y’a 42 mois ?
Tu es toi, tu as ton caractère de cochon (plus lunatique, çà existe pas), tu as des ptites phrases et expressions à toi qui me font hurler de rire chaque jour, tu aimes me faire rire. Ces derniers mois n’ont pas été forcément faciles pour toi, je l’ai senti, je l’ai vu, je l’ai entendu,je le sais, je le comprend, je l’admet même si ce n’est pas évident tous les jours de savoir que mine de rien, bah c’est notre faute. Même si te donner un frère ( que tu aimes plus que tout au monde soit dit en passant, ce sera un prochain article çà) et t’inscrire à l’école n’en sont pas. Tu grandis, à ton rythme, parfois vite, parfois pas assez, mais en fin de compte toujours bien trop vite pour moi. Le jour où j’ai mis au monde Sören, j’ai pensé à toi, je nous revoyais 3 ans en arrière, et ce bébé c’était toi, je ressentais les mêmes émotions et je me disais que, bordel, c’était pas possible que çà fasse déjà 3 années, si vites passées. Et qu’à cet instant précis, ton frère naissait et que naissais aussi un grand frère.

Le tourbillon de la vie nous prend, il nous emporte, tous ensemble, main dans la main, tu grandis, je grandis avec toi, tu es mon premier, j’apprends chaque jour mon rôle de maman, je fais au mieux et puis surtout, plus tu pousses, plus je t’aime, plus je te connais, plus je t’aime.