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La culpabilité d’une mère

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Comme si « culpabilité » et « mère » étaient totalement indissociables.
Ca va de paire non ? On passe notre vie de mère à espérer faire au mieux
pour eux, on s’en donne les moyens parfois moins et à tous les coups:
on culpabilise. Quoi qu’il arrive.

On se dit qu’on aurait pu faire mieux, autrement.

Les enfants ont fait leur rentrée jeudi dernier.
Liam au CP, comme sur des roulettes, il n’attendait que ça mon petit
cérébral qui a passé ses vacances à s’entraîner à écrire et à lire tout seul.
Sören lui a fait le grand saut dans l’inconnu et a fait ses premiers pas d’écolier.
C’est parti pour la vie en communauté en petite section pour mon mini suédois.

Alors, tout comme des milliers d’autres enfants de son âge, les matins sont compliqués.
Il pleure, ne comprend pas, il a peur aussi. Des enfants qui hurlent, des lieux inconnus,
de tous ces adultes qu’il n’a jamais vu. Et avec maman qui n’a pas le droit d’entrer en classe,
ca n’arrange pas notre schmilblick. Des aurevoirs difficiles et une séparation violente.

Et je vous demande d’accueillir Madame la culpabilité.

Avec ma reprise du travail, les enfants vont avoir de longues journées d’école.
A peu de choses près, ils vont rester 10H par jour là bas. Parfois plus.

Quand Liam est entré en maternelle et ce pendant 3 ans, j’ai été là chaque jour
à la sortie avec le gouter. La garderie, il a connu que très rarement.
Il a eu 3 années assez cool et des mercredis à la maison avec maman.

Sören, petit dernier lui n’aura pas cette chance.
Il va faire une entrée fracassante dans la société et se taper des horaires de cadre d’emblée.
5 jours sur 5, toute l’année. Des vacances au centre aéré en supplément, of course.

Et accepter aussi la violence d’une adaptation inexistante pour mon petit dernier.
Lâché, seul, parmi 27 autres enfants, la plupart bien plus âgés que lui qui n’a
même pas encore 3 ans. Devoir s’adapter à un environnement inconnu avec des
personnes tout aussi inconnues. S’approprier une classe où maman n’a même pas le droit
de mettre un pied. Me retourner et rejoindre la rue en entendant mon petit suédois
pleurer derrière la fenêtre tout en me saluant de sa mini main boudinée.. 

Heureusement, doudou Lucien prend le relais et donne un repère et une odeur rassurante.

Vous sentez mon ulcère de culpabilité ? 😉

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