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Paris, je t’aime


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Je suis née à Bruxelles et j’y ai passé les 18 premières années de ma vie.
Juste après mon bac; à 17 ans et demi, j’ai pris le Thalys pour un aller sans retour,
rejoindre Paris et l’homme que j’aimais. Longtemps j’ai persisté dans mon discours,
disant que je n’aimais pas Paris,que j’y étais là juste par amour et rien d’autres.
Que si je le pouvais je partirais ailleurs, que chez moi ce n’était pas ici.

Puis j’y ai vécu. J’y ai mi au monde un fils, puis un deuxième.
J’ai foulé tant de fois les pavés de ses petites rues au charme fou.
J’ai découvert des petits coins de paradis, perdus dans Paris.
J’ai passé des journées d’été sur les quais de la Seine, j’ai écouté pendant des heures
des petits groupes de musique sur l’île St Louis, j’ai navigué sur la Seine, 
pour visiter, pour dîner. J’ai admiré sa dame de fer, que je n’ai jamais trouvé aussi belle
que dans son habit de lumière, émerveillée à chaque fois que je la croise au détour
d’une rue, cachée derrière un sublime immeuble Haussmannien.

Je me suis promenée dans ses magnifiques jardins, endormie dans les chaises
du jardin du Luxembourg et celles du jardin des Tuileries. J’y ai mangé des glaces,
mes fils y ont fait du trampoline dans un square, un tour de manège avec vue sur le trocadéro.
J’y ai vécu des soirées mémorables, des fins de nuits dans des métro toujours remplis même
à minuit. Je me suis promenée rêveuse sur les champs Elysées,
j’ai eu le vertige en regardant le haut de la tour Montparnasse.
J’ai traversé des milliers de fois ses si jolis ponts, croisant à la fois
voiture et bateaux. J’ai flâné à l’ombre des arbres aux pieds de Notre dame.
J’ai fredonné des milliards de fois en écoutant les artistes dans le métro.

Je m’émerveille à chaque coin de rue, par ces traces indélébiles de l’histoire,
ces magnifiques brasseries typiques, ce gout de liberté et des happy hours du vendredi soir.
Redécouvrir à chaque fois Montmartre, les Abbesses et redescendre vers Pigale.

A Paris, on danse, on chante, on boit, on bouffe, on s’aime, on vit.

Samedi, la première chose que j’ai dite à mon chéri était « on va où ? « .
Prise de peur et de panique, une seule idée en tête à cet instant:  filer.
Me défiler.

Longtemps j’ai cru que je n’aimais pas Paris. 
Et puis un jour je me suis rendue compte qu’en fait chez moi, c’est ici.
Mes souvenirs sont ici, mon coeur est à Paris.

Paris il y’a longtemps, je t’ai haïs. 
Et puis tu t’es empreins de moi, petit à petit.

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Oh Paris, oh mon Paris, que je t’aime.
Après le choc, la fureur de vivre. Avec toi, à Paris.